Les compositeur•trice•s du Cursus

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À l’issue de leur formation en informatique musicale, les 10 compositeur.trice.s du Cursus 2019-2020 présentent les 7 et 8 septembre prochain leurs créations, dans un concert enregistré au Centre Pompidou et diffusé en ligne. Découvrez-en plus sur leurs parcours.


Sofia Avramidou
Keep digging the hare hole, pour violoncelle et électronique

Sofia Avramidou (Grèce, née en 1988) est diplômée du département de composition de l'université Aristote (licence et master) avec la plus haute distinction. Elle est également diplômée de l'Académie nationale de Santa Cecilia à Rome, avec la plus haute distinction, dans la classe d’Ivan Fedele, avec une bourse au mérite de la Fondation Alexander Onassis.

De 2017 à 2019, elle a suivi des cours de composition électroacoustique et instrumentale au Conservatoire à rayonnement régional de Boulogne-Billancourt. Parallèlement à ses études, elle a participé à de nombreuses master classes en composition et a remporté des prix dans différents concours. En 2018, Sofia a été sélectionnée pour composer un opéra de chambre pour la Biennale de Venise. Ses compositions ont été jouées en Europe et aux États-Unis.


Oren Boneh

Her Majesty the Fool, pour accordéon microtonal et électronique

La musique d'Oren Boneh (États-Unis, né en 1991) se caractérise par son énergie et son dynamisme. Elle se base sur des caractères extrêmement contrastés, passant de l’abrasif et du mécanique à l’humoristique et à la souplesse. Sa musique joue avec les attentes de l'auditeur pour créer de l’imprévisibilité et de la friction. Ses œuvres ont été jouées internationalement par des ensembles tels que Vertixe Sonora, Alarm Will Sound, le Quatuor Tana, l’Ensemble Meitar, Proton Bern, l’Ensemble Divertimento et l’Ensemble Reconsil. Lauréat de la bourse Fulbright (Allemagne), Oren a été sélectionné dans de nombreux concours, tels que le Salvatore Martirano Memorial Composition Award Competition de 2017 pour lequel sa pièce Winter Walks that Gravel my Voice a remporté le premier prix. Oren poursuit actuellement son doctorat en composition à l’Université de Californie, Berkeley avec Franck Bedrossian et Edmund Campion.


Kayla Cashetta

Reach, pour soprano et électronique

Kayla Cashetta (États-Unis, née en 1991) est une compositrice américaine dont les travaux tournent autour du mariage d’instruments et de pratiques analogiques, numériques et acoustiques. Elle a récemment été lauréate de la Hildegard Competition du National Sawdust (2018) à Brooklyn (New York) où elle a joué de l'électronique analogique en direct dans le cadre de son travail  « Anima », réalisé et commandé par le Refugee Orchestra Project.

La musique de Kayla est diffusée dans des lieux variés et festivals tels que le Center for New Music, le New York Festival of Song, le Loretto Project et les Summer Sessions de Fontainebleau. Elle a également travaillé avec le Quince Ensemble, l'Eco Ensemble, les Splinter Reeds et Longleash. Elle enregistre et joue également avec son trio pop expérimental, Maenu. Elle poursuit actuellement un doctorat à l'UC Berkeley sous la direction de Ken Ueno, Franck Bedrossian, Myra Melford, Edmund Campion et Cindy Cox.


Fernando Manassero

The Moth, pour platine vinyle et électronique

Fernando Manassero (Argentine, né en 1984) compose de la musique pour instruments préparés, objets sonores amplifiés et synthétiseurs. Son travail se caractérise par ses textures irisées, densément constitué par un ensemble de petits organismes sonores. Dans sa musique, l'auditeur plonge dans une dramaturgie de gestes éphémères d'une grande vitalité, organisés en couches translucides. Il a étudié la composition avec Chaya Czernowin et Steven Takasugi grâce à la bourse Fulbright. Il a également étudié la composition avec Juan Carlos Tolosa et Gerardo Gandini. Il est diplômé en composition de l'université nationale de Córdoba (Argentine).

Il a reçu des commandes, entre autres, du Colón Theatre Experimentation Centre, du Cervantes Theater et du Contemporary Music Festival of Buenos Aires. Sa musique a été jouée dans des festivals en Europe, en Amérique du Sud et aux États-Unis. Il vit et travaille à Buenos Aires en tant que compositeur indépendant et enseignant à l'université nationale de Tres de Febrero.


Maxime Mantovani

Existentia, pour saxophone baryton, disklavier, vidéo temps-réel, dispositif électroacoustique et support multi-pistes

Maxime Mantovani (France, né en 1984) est compositeur de musique mixte et électroacoustique. Il est titulaire d’un master II en composition du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon sous la direction de François Roux, ainsi que d’un diplôme d’ingénieur en électronique et en informatique. Ces formations et ses expériences sont le socle sur lequel il développe sa pratique, entre composition musicale, création et informatique musicale.

La place de l’interprétation instrumentale et électronique est centrale dans son travail. Il manie des gestes instrumentaux et des modes de jeux particuliers, des sons de synthèse, ainsi que des captations sonores inhabituelles, proches des matériaux, permettant de découvrir ce que l’oreille n’entend pas naturellement. Des mécanismes d’oppositions et d’unions entre des sons et des timbres de natures différentes sont utilisés dans le but de rendre cohérente la rencontre entre l’électronique et l’acoustique. La distinction entre ces deux univers peut alors devenir incertaine.

L’approfondissement de ses méthodes d’écritures musicales est fortement inspiré par la technologie et l’informatique musicale. Il conçoit des instruments électroacoustiques, matériels et logiciels, et s’interroge sur l’Anthropocène et la pérennité des outils technologiques.


Paul Ramage
Fragments d’une Fin, pour piano CP-80 et électronique

Paul Ramage (France, né en 1986) est violoniste, improvisateur et compositeur. Il commence ses études musicales au CRR de Cergy-Pontoise puis, après l’obtention du Diplôme d’études musicales de violon, il entre dans les classes de composition de Denis Dufour et Jonathan Prager au CRR de Paris dont il sort diplômé en 2013. Il obtient ensuite un master de composition électroacoustique à l’INA-GRM. Compositeur d’une quarantaine d’opus, tant acousmatiques que mixtes ou instrumentales, il a joué et a été joué dans divers pays (France, Espagne, Italie, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Japon, États-Unis, Chine...). Il est lauréat du prix Métamorphose (musique et recherche), du second prix Russolo et titulaire du Diplôme d’État de professeur de musique. Il enseigne la création sonore aux conservatoires de Châtenay-Malabry et Bagneux. Aujourd’hui membre d’Alcôme (Compagnie de création et de diffusion de musique contemporaine) il s’emploie à faire vivre la création sur tous ses versants.


Justina Repečkaitė

Transduced, pour 3 caisses claires, 1 petite cymbale, 1 bol tibétain, 3 transducteurs et électronique

Justina Repečkaitė (Lituanie, née en 1989) est compositrice et réside à Paris. Elle a fait ses études à la fois en en Lituanie et en France où elle a découvert sa passion pour la culture du Bas Moyen Âge qui influence profondément son écriture. Elle a été artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac ainsi qu’avec l'ensemble Le Balcon et a bénéficié d’une bourse du Centre international Nadia et Lili Boulanger. Depuis 2015, elle est membre de l'Union des compositeurs de Lituanie qui lui a attribué le prix « révélation de l'année ». Sa musique représente la Lituanie au World Music Days et à l’International Rostrum of Composers. Elle a reçu des commandes notamment de Radio France et de la Fondation Royaumont.


Ko Sahara

Paraphrase on “Twinkle, Twinkle, Little Star”, pour accordéon microtonal et électronique

Ko Sahara (Japon, né en 1989) a étudié la composition à l'Université de musique de Tokyo dans la classe de Shin-Ichiro Ikebe, Keiko Harada et Toshio Hosokawa. Il a poursuivi sa formation à l'université des arts de Tokyo (Geidai) où il a obtenu un master de composition dans la classe de Ichiro Nodaïra. En 2014, il est admis au Conservatoire de Paris (Cnsmdp) dans la classe de composition de Frédéric Durieux et dans celle des nouvelles technologies de Luis Naón, Yann Geslin, Yan Maresz et Oriol Saladrigues.

Dans ses dernières partitions, Ko Sahara a développé un langage dans lequel son invention personnelle est stimulée par des formes et des genres issus tout aussi bien des musiques traditionnelles japonaises qu’occidentales. Ses partitions ont été jouées dans différents concerts en Europe et en Asie.


Claudia Jane Scroccaro

I sing the body electric, pour contrebasse et électronique

Claudia Jane Scroccaro (Italie, née en 1984) a obtenu son master en composition à la HMDK Stuttgart, où elle a étudié la composition et la musique électronique dans la classe de Marco Stroppa et, parallèlement, elle a approfondi sa formation en recevant les enseignements de Philippe Leroux, Franck Bedrossian et Nicolas Tzortzis. Sa musique a été jouée en Allemagne, France, au Royaume-Uni, en Italie, Lituanie, Australie et aux États-Unis. Elle a été compositrice en résidence au sein du Music Innovation and Science Centre de Vilnius (2016) et du Thüringer Symphoniker Saalfeld-Rudolstadt (2018).

L’aspect sonique occupe une place prépondérante dans son travail et reflète son intérêt profond pour la musique électronique et de tradition orale. Son approche créative explore une dramaturgie musicale qui glisse entre une expérience d’écoute humaine et des projections microphoniques des propriétés dynamiques du son dans des espaces multidimensionnels.


Antonio Tules

Vallée, pour piano et électronique

Antonio Tules (France, né en 1990) a étudié la composition en compagnie de Thierry Blondeau au Conservatoire à rayonnement départemental d'Aulnay-sous-Bois, et à Strasbourg avec Philippe Manoury, puis Daniel D'Adamo et Tom Mays à l'Académie supérieure de musique à Strasbourg, où il termine actuellement son master. Lauréat de l'Académie Musica – Philippe Manoury en 2017, sa musique a été jouée par des formations telles que les ensembles Cairn, Court-circuit, Hanatsu-Miroir, Intercolor ou le Quatuor Tana.

Pianiste de formation et également guitariste électrique, sa pratique du rock et du métal influence nettement son écriture, que ce soit d'un point de vue formel et rythmique, l'amenant à réfléchir sur les concepts de connotation, d'ambigüité et de décontextualisation « d'objets trouvés », ou encore harmonique, en s'intéressant à l'intégration de la consonance au sein d'une musique atonale.

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